Le smartphone de demain pourrait se réparer tout seul

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Le smartphone de demain pourrait se réparer tout seul
Le smartphone de demain pourrait se réparer tout seul

Des chercheurs de l’université de Melbourne ont mis au point un gel grâce à une imprimante 3D capable de s’auto-réparer. Une technologie dont les applications potentielles sont très nombreuses. 

Un gel créé dans une imprimante 3D

Et si l’écran fissuré de notre smartphone n’était plus qu’un mauvais souvenir ? Vous n’y croyez pas ? C’est pourtant le projet auquel travaille des chercheurs d’une université australienne. Ils ont mis au point un gel innovant. Celui-ci est capable de s’auto-réparer.

Grâce à une imprimante 3D, le gel a la même propriété qu’un tissu vivant, sa capacité à se « soigner ». La texture est similaire à celle du dentifrice. A la différence des polymères déjà existants, ce gel ajoute donc une quatrième dimension : le temps. Une fois imprimé le gel peut réparer une coupure et même récupérer sa force originale. Avec de l’eau, cette texture serait aussi capable de changer de forme. C’est donc une matière totalement versatile dont le premier usage envisagé est celui d’une protection pour le smartphone.

Un véritable problème demeure toutefois pour les écrans des smartphones. Le gel ne permet en effet pas d’activer les fonctions tactiles d’un écran. Le premier usage pourrait donc être celui du reste du smartphone. Le gel constituerait alors une sorte de coque de protection pour votre téléphone.

De nombreuses applications possibles

Les usages potentiels de ce gel ne se limitent pas à nos smartphones ou autres objets connectés. Les chercheurs travaillent actuellement à développer la résistance, la flexibilité et même la possibilité de changer de couleur du gel. « Nous voulons créer un matériel avec des propriétés de camouflage. L’idée est que l’encre de cette imprimante 3D puisse être utilisée par des soldats depuis n’importe où afin qu’il puisse s’adapter à leur environnement » explique le docteur Connal, membre de l’équipe de recherche. Des usages sont aussi envisagés pour les sous-marins afin de pouvoir créer n’importe quelle pièce dont ils pourraient avoir besoin.

Difficile aussi de ne pas penser à ce projet de route auto-réparatrice[1] porté par l’université néerlandaise de Delft. Bien sûr, le principe technique est différent. Cette route du futur utilise des bactéries pour être capable de se réparer. Dans le détail, ce bitume contiendrait des fibres d’acier conductrices et des bactéries, les routes seraient alors capables de réparer elles-mêmes les dégâts mais aussi d’alimenter les véhicules électriques. L’idée à terme est toutefois proche, augmenter notablement la durée de vie d’un objet du quotidien.

Dans les deux cas, le problème est toutefois le même. Il faut tout d’abord finir les phases de tests et ensuite réussir à convaincre les constructeurs et fabricants de l’importance de cette nouvelle technologie.

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