Infographie : les wearables ont eux-aussi leur côté obscur

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Merveilleuse invention que les wearables et les trackers d’activité. Ceux-ci nous ont notamment ouvert les portes du quantified self et donné envie de faire plus de sport. Mais n’y a-t-il que du bon avec ces dispositifs ? Une étude menée par le site internet IFLSCIENCE dévoile le côté obscur de la force des wearables.

Infographie Wearables côté obscur

À peu près tout le monde en possède un, peu importe sa marque, qu’il s’agisse d’un FitBit, Withings, Xiaomi, etc. ou encore de sa forme, le tracker d’activité fait désormais partie intégrante du paysage. Nos quotidiens se comptent en pas, en calories brûlées, distance parcourue en courbe de sommeil et quelques fois aussi en courbes de rythme cardiaque. Et ce n’est qu’un début. De nombreuses entreprises travaillent sur des moyens d’affiner encore le quantified self, et de le démocratiser toujours plus auprès des consommateurs.

La question que tout le monde se pose

bracelet connecté

 

Aujourd’hui déjà, il est tout à fait possible de ne jamais quitter son tracker chéri, même pas la nuit. Le site internet ISLSCIENCE a enfin posé la question qui plane inconsciemment autour de ce genre de dispositif : comment nous sentons-nous vis-à-vis du fait de vivre avec la technologie sur nous 24h sur 24, 7 jours sur 7 ?

Pour y répondre, le site a réalisé une étude avec 200 participantes portant un bracelet FitBit. Il s’est avéré que la majeure partie des femmes considéraient l’appareil comme faisant partie intégrante d’elles. Le dispositif était « toujours allumé et toujours sur moi » pour 89% des participantes, ne le retirant uniquement pour changer la batterie.

Modification de ses habitudes pour atteindre un objectif

FitBit ordinateur

L’étude a également dévoilé que le bracelet FitBit participait activement à la construction de la vie de tous les jours et avait un réel impact sur les décisions de ces femmes, au niveau de leurs habitudes alimentaires, leur exercice et les itinéraires à emprunter pour se rendre d’un lieu à un autre. 91% des participantes, par exemple, n’hésitaient pas à prendre des routes plus longues afin d’augmenter leur nombre de pas[2].

56% augmentaient leur cadence afin de se rapprocher plus vite de leur objectif de pas par jour. Une modification des habitudes alimentaires[3] a pu être observée chez 76% des femmes, qui privilégiaient davantage les aliments sains et prenaient de plus petites portions.

Jamais sans mon tracker d’activité

La plupart des participantes, 88%, pensaient qu’il était important de quantifier leurs activités quotidiennes et pour 84%, de vérifier plus de deux fois pas jour leurs statistiques. Un des principaux atouts qui séduit les femmes portant le bracelet ? Les petits messages d’encouragement et de félicitations dispensés par celui-ci.

La relation entre les propriétaires et leur bracelet est également très intéressante. Pour beaucoup d’entre elles, 68%, le dispositif est une sorte d’ami aidant à atteindre le but fixé leur donnant un immense sentiment de satisfaction personnelle et de fierté. 77% des femmes retourneraient chercher leur bracelet à la maison en cas d’oubli. 

Tout n’est pas tout blanc

fatigue sportive

Bon partenaire pour trouver la motivation de se dépenser, bon coach distribuant des compliments lorsque le but est atteint… Parce qu’il fallait bien un mais dans toute cette histoire, le voici. Se focaliser autant sur son activité physique quotidienne devenant un réflexe pouvant même virer à l’obsession n’est pas forcément sain. Lorsque la question « comment vous sentez-vous sans votre bracelet ? », est posée, 45% des femmes ont avoué avoir l’impression d’être « nues » sans lui. 22% ont même ressenti une perte de motivation à se dépenser.

Le fait de se fixer des objectifs quotidiens à atteindre est à la fois une bonne chose pour se donner envie de bouger, mais peut également représenter une source de stress. 49% des participantes ont déclaré se sentir sous pression à cause de ce but à atteindre sous peine de voir une vilaine courbe apparaître en fin de journée. 53% des femmes avaient l’impression que leur routine quotidienne était gouvernée par le bracelet, et 30% voyaient celui-ci comme un véritable ennemi, les faisant se sentir coupable dans le cas où l’objectif n’était pas atteint.

L’étude n’a pas pour but de descendre en flèche les trackers d’activité, juste de mettre en relief les différents impacts, aussi bien positifs que négatifs, que ceux-ci peuvent avoir sur les utilisateurs. Notre perception des trackers d’activité change lentement mais sûrement, les assimilant à une « partie de nous-mêmes », à l’utilisateur de définir quelle place et quel rôle vont avoir ceux-ci dans sa vie.