Avec le MateBook D de 15 pouces, Huawei livre un ordinateur qui vise avant tout le marché du milieu de gamme. Pari réussi pour la marque chinoise.


Huawei, qui s’est lancé sur le marché des ordinateurs il y a maintenant trois ans, a séduit par ses modèles haut de gamme. On retiendra surtout le MateBook X Pro, meilleur PC testé par nos soins en 2018.

En sortant le MateBook D, un 15 pouces prometteur à moins de 800 €, le constructeur chinois cible plutôt le marché du milieu de gamme. Si le PC n’est pas forcément le plus séduisant à première vue, il dispose tout de même d’arguments de poids à faire valoir.

Huawei a apporté moins de soin à son MateBook D qu’à son MateBook X Pro, ce qui est logique étant donné son positionnement tarifaire. L’inspiration d’Apple est ici mise de côté pour un design plus sage, qui rappelle quelque peu les HP Pavilion.

DSC09996.JPG

Le châssis ne fait donc pas dans l’originalité. Huawei mélange ici l’aluminium et le plastique pour un résultat solide et cohérent visuellement. Néanmoins, nous sommes loin de la qualité de finition du MateBook X Pro, notamment au niveau du clavier et du trackpad.

Si le trackpad n’est évidemment pas du même niveau que celui du MateBook X Pro, il est néanmoins correct et répond bien aux sollicitations. Le clavier n’est malheureusement pas si bien fini et offre un revêtement en plastique granuleux assez désagréable sous les doigts. De même, la frappe pourrait être qualifiée de « caoutchouteuse » à cause de son manque de résistance.

DSC09984.JPG

Concernant la connectique, le MateBook D est un peu archaïque, puisque le PC propose deux ports USB 3.0, un port USB 2.0, un port HDMI et la traditionnelle prise mini-jack. Huawei fait ici le choix de ne pas placer de ports USB Type-C sur son châssis, ce qui est dommage en 2019. On regrette également l’absence de lecteur de carte mémoire.

DSC00006.JPG

Le MateBook D gère correctement la chauffe lorsqu’il est mis à l’épreuve. Lors de notre protocole de test habituel (benchmark Unigine Heaven pendant une heure), la température du PC est montée à 45 °C au niveau de la grille de ventilation placée sous le châssis et à 39 °C entre le clavier et l’écran. Une chauffe relativement bien gérée. Le bruit de fond, mesuré à 41 dB, est assez audible, mais n’est pas assourdissant.

1.png

Le MateBook D n’est pas un PC très avenant au premier abord, notamment à cause de son châssis un peu archaïque. Néanmoins, le PC cache bien des qualités.

Le MateBook D est équipé d’un écran IPS de 15,6 pouces et d’une définition de 1 920 x 1 080 pixels. Le constructeur n’a pas mis l’accent sur les bords fins de son écran, mais le ratio écran/façade se montre tout de même élevé, puisqu’il est de 83.11 %

Nous avons passé la dalle du MateBook D sous la lentille de notre sonde et les résultats obtenus se sont montrés corrects, malgré un gros talon d’Achille. Le contraste a été mesuré par nos soins à 1 460:1, un très bon score. La température de couleur est, elle, très proche de la norme vidéo de 6 500 K, puisqu’elle est mesurée à 6 660 K. Le dégradé de gris ne tire ainsi ni vers le rouge ni vers le bleu. Cependant, c’est le respect des couleurs qui pose problème. Le delta E moyen de 7,4 est très élevé. Ici, ce sont les verts, les bleus et les violets qui ne sont pas respectés à l’affichage. La courbe gamma révèle également une faiblesse, traduisant des noirs peu fidèles. Dommage.

écran.png

La luminosité se situe dans une petite moyenne pour une dalle mate (282 cd/m²). La rémanence est en revanche élevée (17 ms), mais cela n’a pas d’incidence sur un PC non dédié aux jeux.

Le MateBook D dispose d’un processeur Intel Core i5-8250U (cadencé à 1,6 GHz, 4 cœurs, 8 threads, fréquences comprises entre 1,6 GHz et 3,4 GHz) épaulé par 8 Go de RAM. Le modèle que nous avons testé dispose d’un SSD de 256 Go.

Lors de notre protocole de test habituel (compression de fichiers, retouche photo, calcul 3D, conversion audio et vidéo), le MateBook D a atteint le score de 76 sur notre échelle de valeurs. Cela le place juste derrière le MateBook X Pro, doté du même processeur, et dans la moyenne des portables actuels. Un score sans surprise mais rassurant. Il est donc possible d’effectuer une large variété de tâches sur ce modèle : bureautique avancée, surf sur le web, vidéo, montage vidéo ou photo léger.

Il faut également noter que le PC est équipé d’une carte graphique Nvidia GeForce MX150, ce qui permet à l’utilisateur de jouer à des jeux peu gourmands (comme Overwatch) avec les graphismes réglés sur moyen.

Le MateBook D est un ordinateur au format 15 pouces, ce qui le rend forcément moins mobile qu’un ultraportable. Il pèse 1,9 kg et adopte des dimensions de 358 x 239 x 16,9 mm.

DSC09999.JPG

Du côté de l’autonomie, le MateBook D se débrouille très bien pour un 15 pouces. Lors de notre protocole de test habituel (Netflix sous Chrome, rétroéclairage désactivé, écouteurs branchés et luminosité réglée à 200 cd/m²), il a tenu 7h18 avant de s’éteindre. Un bon score qui le place dans la moyenne haute des PC portables actuels.

Le Huawei MateBook D propose un logiciel Dolby Atmos préinstallé. S’il est bien évidemment ridicule de penser ici avoir un véritable son Dolby Atmos tridimensionnel sur une telle machine, force est d’admettre que le logiciel, en mode personnalisé avec tous les traitements annexes désactivés apporte juste ce qu’il faut d’égalisation au son pour produire un très bon équilibre sonore, notamment dans les bas médiums. Cependant, en contrepartie, il apporte un  léger effet de boîte, mais nettement perceptible, comme si l’ensemble du châssis vibrait avec le haut-parleur. Si l’utilisateur décide de désactiver le logiciel, il se débarrassera de ce problème et obtiendra un rendu plus naturel, au prix d’une profondeur sensiblement réduite. À chacun de choisir entre l’une ou l’autre de ces options, selon ses préférences ; dans tous les cas, le rendu reste très correct pour un ultraportable. Comme souvent, hélas, notons que les haut-parleurs sont placés sous le châssis, à l’avant, ce qui n’a rien d’idéal — notamment parce que la source sonore perçue est par conséquent très éloignée de l’écran.

audio.png

La prise casque produit quant à elle d’excellents résultats en labo, avec notamment une puissance disponible généreuse — supérieure à n’importe quel smartphone du marché —, et une tenue en courant suffisante pour alimenter la très vaste majorité des casques. Seuls des casques hi-fi très gourmands pourraient mettre cette sortie en difficulté.

Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here