Un robot anti-terroriste et anti-émeute semble une idée tirée d’un film de science-fiction. Pourtant, Anbot sera bientôt une réalité de notre quotidien.

Anbot, un robot conçu pour la défense

C’est le 21 avril 2016 que Anbot a officiellement été présenté en Chine en faisant l’ouverture de la 12e foire High-Tech de Chongqing. Le premier robot du genre créé par l’université nationale chinoise de la Défense.

Sa mission ? Protéger et surveiller. Son aspect ? Un Dalek, en moins doré et sans armes apparentes, mais ce n’est qu’une apparence. Son moyen de vous faire obéir ? Les chocs électriques !

Anbot en mission de surveillance et protection

Ne vous fiez pas à son aspect un peu balourd, du haut de son 1.50 mètre, il pèse certes 78 kg mais il vous poursuivra à une vitesse maximale de 18 km/h s’il en ressent le besoin. Par ailleurs, il n’hésitera pas à donner une petite décharge électrique (ou du moins, il déclenchera un outil électrique dont on ne connaît pas les détails) au premier manifestant qui sortira des rangs, à condition quand même qu’un vrai humain lui en ai donné l’autorisation.

Le reste du temps néanmoins, il effectuera ses rondes de huit heures à la vitesse, beaucoup moins rapide de 1 km/h.

Capable de se recharger seul, ce policier robotique devra maintenir la paix[1], éviter les émeutes mais aussi, tel un vrai gardien de la paix, permettre à un humain de se déclarer en danger. Ainsi, il est équipé d’un bouton sur lequel tout un chacun pourra appuyer pour requérir l’aide de la police humaine cette fois-ci.

Anbot, un robot très intelligent

En cas de véritable urgence, Anbot sera capable de prendre seul la décision d’appeler en renfort la police. Il pourra également déclencher un système anti-émeute dont les implications sont tenues secrètes par ses concepteurs.

Lors de ses patrouilles, non content de savoir éviter les obstacles, il est également capable de détecter tout dispositif biochimique qu’il pourrait rencontrer. En plus de cela, s’il se trouve à proximité d’un engin explosif, il ne se contentera pas de donner l’alerte, il est en mesure de le désactiver lui-même.

Enfin, pour plus de réalisme, l’engin dispose de plusieurs capteurs qui miment le cerveau, les yeux et les oreilles de l’humain grâce au travail de ses réalisateurs dans l’analyse vidéo et la navigation autonome. En revanche, pas de jambe donc pas d’escaliers pour l’instant.

Anbot en mission de surveillance et protection

Anbot peut être dirigé à distance, par des agents habilités à utiliser le dispositif assimilable à un taser, selon toute vraisemblance.

Aucune information n’est donnée sur la mise en fonction de Anbot, toutefois, la Chine n’est pas la seule à travailler sur le sujet de la police robotique… Une équipe de Floride a conçu un robot plus humanoïde, avec des fonctions de surveillance, pour 25 000 $.

Quand on sait que d’ici 2035, 50% des emplois japonais seront remplacés par des robots et que le piratage informatique est un jeu pour certains, cela laisse tout de même à réfléchir…